🗂️xshell : reprendre vos sessions d'agent
Un gestionnaire de sessions Claude Code avec une vraie interface : toutes vos sessions, tous vos projets, retrouvées et reprises en un clic. Pratique sur votre machine de travail, mais c'est un outil local : on verra pourquoi il convient mal au mini-PC sans écran.
Au bout de quelques semaines, votre agent a laissé des traces partout. Une session par-ci pour le site, une autre par-là pour un script, trois conversations à moitié finies dans des terminaux que vous avez fermés sans réfléchir. Claude Code garde tout ça précieusement dans ~/.claude, mais pour le retrouver en ligne de commande, il faut connaître la commande --resume, se souvenir de quel projet, fouiller. Ça marche, mais ce n’est pas confortable.
xshell prend ce tas de sessions et lui donne une vitrine. C’est une application de bureau qui lit votre dossier ~/.claude et affiche, dans une vraie interface, tous vos projets et toutes vos sessions passées. Vous parcourez, vous cliquez, la session reprend dans un terminal, avec son historique. Rien de plus, rien de moins : un gestionnaire de sessions, pensé pour Claude Code.
À quoi ça sert, concrètement
- Retrouver une session sans réfléchir. Une barre latérale liste vos projets ; chaque projet déplie ses sessions. Vous reconnaissez celle d’hier, vous cliquez, elle revient avec tout son historique.
- Travailler en onglets. Plusieurs sessions ouvertes en même temps, chacune dans son onglet, regroupables côte à côte dans un même panneau pour les faire tourner en parallèle.
- Voir où vous en êtes côté git. Un panneau git intégré montre la branche, les worktrees et le nombre de fichiers modifiés, sans quitter la fenêtre.
- Savoir ce que ça coûte. xshell affiche le coût, le contexte consommé et les limites de débit par session et sur l’ensemble de votre compte. Très pratique pour ne pas découvrir la facture à la fin du mois.
- Voir le contexte de l’agent. Un arbre récapitule les skills, les sous-agents et les serveurs MCP actifs dans la session, histoire de savoir avec quoi il travaille.
- Aller vite au clavier. Ctrl + K ouvre une palette d’actions rapides : on saute d’un projet à l’autre, on lance une commande, sans toucher la souris.
L’installer
xshell est un vrai terminal (il s’appuie sur des PTY natifs et xterm.js), pas un émulateur au rabais : vos sessions tournent dedans comme dans n’importe quel terminal.
Lancez l'installeur
Sur macOS ou Linux, une ligne suffit :
# Télécharge le binaire pour votre plateforme dans ~/.xshell/bin/ et l'ajoute au PATH
curl -fsSL https://xshell.sh/install.sh | bash
Sur Windows, dans PowerShell :
irm https://xshell.sh/install.ps1 | iex
Le script récupère le bon binaire depuis la dernière release GitHub. Si vous préférez un installeur classique, le projet propose aussi des fichiers téléchargeables (.dmg pour macOS, .deb/.rpm/.AppImage pour Linux, .msi/.exe pour Windows) sur sa page des releases.
Ouvrez l'application
Au premier lancement, xshell lit ~/.claude et reconstruit tout seul la liste de vos projets et sessions. Rien à configurer : si Claude Code a déjà tourné sur la machine, tout est déjà là.
Personnalisez (facultatif)
Donnez à vos projets un nom, une couleur, un emoji. Épinglez les importants en haut de la barre latérale. C’est cosmétique, mais quand on a dix projets, ça aide vraiment à s’y retrouver.
La limite à connaître : ça ne se pilote pas à distance
C’est le point qui décide si xshell a sa place dans votre montage. Soyons clairs : xshell lit le ~/.claude de la machine sur laquelle il tourne, et rien d’autre. Pas de mode « client distant » qui se connecterait en SSH au mini-PC pour afficher ses sessions. Ses données sont lues en local, et rien n’est envoyé sur Internet.
Concrètement, ça donne deux scénarios :
- Vous lancez l’agent là où vous êtes (sur votre Mac ou votre PC de travail). Les sessions vivent en local, xshell tombe pile dessus, tout est fluide. C’est le cas pour lequel il est fait.
- Votre agent tourne sur le mini-PC distant et sans écran (le montage de ce guide). Là, xshell devrait s’exécuter sur le mini-PC, donc derrière un bureau graphique que vous regardez à travers VNC (voir Travailler à distance). Techniquement possible, mais pour une machine volontairement headless, c’est lourd et à contre-emploi.
La part d’honnêteté
xshell ne fait pas de magie : il ne remplace ni l’agent, ni la rigueur. Vos fichiers mémoire, vos skills et votre façon de cadrer un projet restent ce qui fait la différence. xshell, c’est la couche de confort par-dessus : retrouver, reprendre, garder un œil sur les coûts.
C’est aussi un projet jeune et communautaire. Il évolue vite, il peut avoir ses petits bugs, et il dépend du bon vouloir de bénévoles. Rien de grave : il ne touche pas à vos données (il ne fait que lire ~/.claude), et vous pouvez le désinstaller sans rien casser de votre installation Claude Code. À essayer si vous bossez en direct sur la machine, à laisser de côté pour le pilotage à distance.